Pour ce match inaugural de l’Afrobasket 2026 consacré aux moins de 18 ans, Gabonais et Malgaches ont offert au public du Palais des Sports de Treichville, à Abidjan, un spectacle fort en émotions. Au final, les Ankoay ont eu raison des Panthères dans les derniers instants sur le score de 68 à 65.
Entre les deux équipes, ce fut un mano a mano interminable qui a duré quatre quarts-temps. Madagascar a terminé le premier acte en menant de deux points (19-17). À la mi-temps, le Gabon a repris les devants pour mener de dix points (37-27), grâce à un excellent deuxième quart-temps où la défense des Panthères n’a concédé que 8 points aux Malgaches.
En deuxième mi-temps, les Ankoay ont réalisé un gros retour offensif en inscrivant 24 points pour reprendre l’avantage (51-48). La partie s’est emballée dans le dernier quart-temps. Le Gabon a comblé son retard et repris l’avantage, avant que les Panthères ne se fassent rattraper et devancer à nouveau. C’est dans ce coude-à-coude serré que les deux formations ont évolué jusqu’au bout du suspense. Le Gabon a réussi à égaliser à 65 partout à quelques secondes de la fin. Madagascar a alors hérité du ballon pour une dernière action. Juste avant que le buzzer ne retentisse, Abdoul Yvan Hanaffi a éteint les espoirs gabonais d’un tir à 3 points, offrant la victoire aux Malgaches (68-65).

LE VERRE À MOITIÉ VIDE OU LE VERRE À MOITIÉ PLEIN ?
Dans cette rencontre à rebondissements, côté gabonais, il y aura eu du très mauvais, du mauvais, du bon et du très bon. Que retenir ?
Entre l’espoir d’avoir observé une équipe gabonaise qui n’aura jamais rien lâché et la frustration d’avoir vu de jeunes Panthères laisser échapper une victoire à portée de main, les observateurs restent partagés.
Peut-on parler de fatigue (physique ou psychologique) ? Le Gabon, qualifié à quelques jours seulement de la phase finale, n’aura pas eu le regroupement nécessaire, sans oublier l’affaire des primes non versées qui a pu saper le moral des troupes.
Peut-on parler d’un manque de réelles compétitions sur la scène nationale ? Le dicton le dit si bien : « Il n’y a que la compétition pour préparer à la compétition ». Aujourd’hui, force est de constater qu’au Gabon, les tournois nationaux ne courent pas les rues.
Peut-on parler d’échec tactique ? Dans certaines phases de jeu, on a eu l’impression de voir des enfants perdus. Et lorsque cela arrive, les jeunes se tournent systématiquement vers des solutions individuelles.
Dans tous les cas, il y a matière à réflexion. En attendant une analyse plus approfondie, les Gabonais vont devoir revoir leur copie, notamment sur la gestion de l’entame de match, le money-time et les choix individuels, avant leur deuxième sortie face à la redoutable équipe du Mali.

