Finaliste il y a quelques semaines à Malabo lors des éliminatoires de la Zone 4 de l’Afrobasket, le Gabon sera bien au rendez-vous du Tournoi final à Abidjan. Les jeunes Panthères doivent cette qualification à leur excellent parcours lors des phases qualificatives. Dans cette grand-messe du basketball africain, quelles sont réellement les chances de la sélection gabonaise ?
Du 5 au 16 août prochains, les douze meilleures nations du basketball africain chez les moins de 18 ans se donneront rendez-vous au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan. La course à la succession du Mali est donc lancée et les favoris sont bien connus.
Le Mali, tout d’abord. Les Aiglons se présentent comme les immenses favoris de cet Afrobasket U18. Tenants du titre après leur sacre sans faute en 2024 (6 victoires en 6 matchs), les Maliens restent la référence incontournable de la catégorie. Il faudra également compter sur le Cameroun. Finaliste malheureux face au Mali lors de la dernière édition, la sélection camerounaise s’appuie sur une génération physique très performante. Le Sénégal, médaillé de bronze en 2024, l’Égypte, nation historique du basketball africain, et la Côte d’Ivoire, pays hôte porté par son public, seront les autres véritables cadors de la compétition.

Au milieu de ces géants continentaux se trouve le Gabon. Impressionnée par leur bilan de 4 victoires pour 2 défaites, c’est logiquement que FIBA Afrique a officiellement accordé une invitation aux Panthères pour rejoindre le tournoi final. Certes, le Gabon ne fait pas partie des favoris pour le titre, mais la sélection se présentera à Abidjan totalement décomplexée.
UN PARCOURS HONORABLE OU DES QUARTS DE FINALE : TOUT EST BON À PRENDRE
« On verra ce que la compétition nous réserve. » Cette phrase d’un dirigeant gabonais prouve bien l’état d’esprit décontracté de la sélection. On peut ainsi supposer qu’un parcours honorable, même sans qualification pour le second tour, sera déjà une belle récompense pour les jeunes Panthères.
Pourtant, bien que l’équipe n’ait ni le vécu collectif ni les infrastructures de formation du Mali, de l’Égypte ou du Sénégal, un autre objectif, non avoué cette fois, pourrait être de s’extraire de la phase de poules. Atteindre le top 8 africain validerait la progression constante du basketball gabonais.

N’ayant rien à perdre et bénéficiant d’une génération de juniors qui apparaît, pour beaucoup d’observateurs, comme exceptionnelle, l’équipe arrivera avec du rythme. Elle pourrait bien bousculer certaines nations moins préparées collectivement.
Reste maintenant à savoir si les bruits de couloir entendus récemment au sujet du paiement des primes aux joueurs ne viendront pas enrayer la belle mécanique enclenchée depuis Malabo.

