Le football béninois entre dans une nouvelle ère. Sous la supervision de Pierre Alain Mounguengui, Marcellin Bocovè a été élu président de la Fédération béninoise de football (FBF), ce mardi 25 août 2026, lors de l’Assemblée Générale Élective tenue au Centre d’Excellence de Missérété.
Particularité majeure de ce scrutin : Marcellin Bocovè, à la tête de la liste « Ensemble, visons plus haut », était l’unique candidat à la présidence. Après la validation de son dossier et de celui de son équipe, les électeurs ont été appelés à se prononcer sur cette liste unique. Ainsi, sur les 79 suffrages exprimés, le nouveau patron de la Fédération Béninoise de Football a bénéficié d’une large adhésion, récoltant 76 voix pour, une voix contre et deux abstentions.
L’expertise gabonaise à l’honneur
La bonne tenue de cette élection a été assurée sous la supervision de la Confédération Africaine de Football (CAF), représentée par une délégation conduite par Pierre-Alain Mounguengui (PAM), troisième vice-président de la CAF et président de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). Sa mission consistait à accompagner et observer le processus, tout en veillant au respect du cadre réglementaire et à la régularité du scrutin.

Cette présence met en lumière, une fois encore l’expertise gabonaise dans les mécanismes de gouvernance du football africain, ainsi que la confiance accordée à Pierre-Alain Mounguengui par les plus hautes instances du football continental.
Le candidat unique, une norme internationale
Une élection à candidature unique, largement approuvée dans les urnes et placée sous le regard des instances continentales : le football béninois entame ainsi une nouvelle séquence de son histoire pour un mandat de quatre ans. La page Mathurin De Chacus est définitivement tournée. Celle de Marcellin Bocovè s’ouvre désormais, avec un défi majeur : transformer l’adhésion exprimée dans les urnes en résultats concrets sur le terrain.
Alors qu’au Gabon, une candidature unique dans une élection fédérale renvoie encore, pour certains, à une pratique antidémocratique, le monde du football international, lui, continue de prouver le contraire par l’exemple.

