L’observateur averti savait que les Panthères, sauf miracle ne pouvaient pas gagner la CAN. Pas de championnat national depuis plusieurs années, pas de réelle préparation, un sélectionneur pris à la volée, bref. Cette neuvième place au classement général obtenue grâce à la victoire à la Coupe du président de la CAHB reste pourtant une lueur d’espoir. Un appel des joueurs lancé aux autorités sur la capacité des handballeurs gabonais à se hisser au plus haut niveau. Malheureusement, sans préparation, le talent n’est rien.
Aujourd’hui, il y a un nouveau défi, le prochain Championnat d’ Afrique des Nations. Il faut se préparer et se préparer dès maintenant. Si rien n’est fait, tout comme Sisyphe et son énorme rocher, nous allons vers un eternel recommencement.

En observant l’équipe nationale lors de la Championnat d’Afrique des Nations que le Gabon abritait en 2018, des voix s’étaient déjà fait entendre pour dire que le pays avait de l’avenir. Que le Handball gabonais, passé aussi prêt d’une qualification historique pour la Coupe du monde n’allait pas longtemps ‘‘se chercher’’. Que cette belle génération issue pour la plus part du Pôle Cadet allait faire vivre au peuple gabonais, ses plus belles émotions sportives.
Huit ans après, l’impression qui se dégage est la même que celle au sortir de la CAN 2018… ‘‘Nous y sommes presque. Nous y sommes presque’’. A force de le dire sans y mettre une réelle volonté politique et des moyens conséquents, nous n’y parviendrons jamais.
Personne ne va se muer en donneurs de leçons, mais à un moment donné, il faudra prendre le taureau par les cornes.

